[vc_row][vc_column][vc_custom_heading source= »post_title » font_container= »tag:h1|font_size:25px|text_align:center »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_separator][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
Le 25 mai 2021, le Comité consultatif sur la réalité policière au Québec déposait son rapport final. Ce rapport avait comme objectif d’amener une grande réflexion ayant pour but de moderniser le système policier québécois. C’est donc en fonction de la modernité, la confiance et l’efficience que les recommandations devaient s’articuler. De notre côté, l’APPQ a eu deux rencontres avec le comité. La première, le 10 novembre 2020, j’accompagnais alors le président de l’époque, M. Pierre Veilleux, M. Jacques Painchaud, vice-président à la Discipline et à la déontologie, ainsi que Me Alain Rousseau, conseiller principal de l’APPQ, dans un exercice de préparation où nous avons fait état au comité des différents enjeux de notre mémoire.
Un deuxième exercice a eu lieu le 2 décembre 2020, où j’ai agi à titre de président, accompagné de M. Painchaud et de Me Rousseau. Il s’agit de l’exercice officiel qui a été enregistré et qui est disponible sur le site Web du comité. Les sujets abordés par le comité sont très variés et touchent l’organisation policière à tous les niveaux : 1. La carte policière, niveaux de services et enjeux économiques (répartition des effectifs à travers la province SQ et municipaux – financement des MRC et services municipaux); 2. Le partage des responsabilités entre Québec et les municipalités; 3. Maintien de l’ordre et réduction de la criminalité; 4. Les technologies, la cybercriminalité et les médias sociaux; 5. Rôles des partenaires du domaine de la sécurité (implication de la sécurité privée); 6. Attentes légitimes des citoyens, indépendance et protection de l’intégrité; 7. Encadrement et bien-être des policiers (déontologieBureau des enquêtes indépendantes-prévention du suicide, syndrome post-traumatique).
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_custom_heading text= »La santé et le bien-être des policières et policiers » font_container= »tag:h2|font_size:20px|text_align:center »][vc_column_text]
Bien que les travaux touchaient un large éventail de sujets, un des principaux enjeux était pour nous tout le soutien relié à la santé psychologique des policières et policiers. Dans notre mémoire, nous avions émis plusieurs recommandations afin que la policière et le policier soient au cœur des préoccupations du comité en ce qui a trait aux soins disponibles pour les problèmes de santé mentale et les post-traumas. Ces recommandations ont été appuyées par une grande consultation que nous avons effectuée auprès de nos membres.
Celle-ci a été menée par une équipe de recherche universitaire ayant comme chercheuse principale la professeure Andrée-Ann Deschênes en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski et l’École nationale de police du Québec. Lors de cette consultation, nous avons constaté que les services offerts en santé mentale actuellement sont nettement inadaptés à la réalité policière et particulièrement à celle d’une organisation comme la Sûreté du Québec couvrant l’étendue du territoire québécois.
L’accès aux ressources compétentes est difficile et le manque d’intervenants qualifiés et spécialisés en réalité policière n’est offert qu’en mode privé avec notre partenariat avec La Vigile. D’ailleurs, La Vigile ressort comme la ressource la plus compétente offrant le meilleur soutien pour les porteurs d’uniforme. Cependant, malgré les différentes ententes financières avec plusieurs groupes ainsi que les campagnes de financement, il est impossible actuellement de voir La Vigile pouvoir augmenter son offre de service avec une maison dans la région métropolitaine.
À la lecture du rapport, nous avons été heureux de constater que l’ensemble de nos demandes en matière de soutien en santé psychologique et post-trauma ont été retenues. Voici les sept recommandations sur le sujet :
- RECOMMANDATION NO 77 Mettre sur pied un programme national et centralisé de soutien aux policiers en matière de santé mentale, incluant la prévention du suicide.
- RECOMMANDATION NO 78 Exiger la mise en place de programmes de soutien par les pairs dans l’ensemble des services de police.
- RECOMMANDATION NO 79 Assurer une évaluation psychologique par année à tous les policiers occupant des fonctions spécialisées.
- RECOMMANDATION NO 80 Faire en sorte que toutes les organisations policières offrent un soutien psychologique systématique à tous les membres du personnel ayant subi un trauma potentiel.
- RECOMMANDATION NO 81 Former l’ensemble des gestionnaires des services de police en matière de détection et d’orientation des policiers aux prises avec des problèmes psychologiques.
- RECOMMANDATION NO 82 Établir un processus de qualification et de certification à l’intention des psychologues désirant intervenir auprès des policiers et des premiers répondants.
- RECOMMANDATION NO 83 Garantir un financement annuel récurrent aux organismes offrant des services de réadaptation adaptés aux problèmes de dépendance ou de santé mentale plus sévères chez les premiers répondants.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_custom_heading text= »De la parole aux actes! » font_container= »tag:h2|font_size:20px|text_align:center »][vc_column_text]Maintenant, il est important d’agir rapidement. Bien que certains sujets ou certaines recommandations du comité sont vus dans un horizon à plus long terme, les mesures de soutien en santé psychologique des policières et policiers ne doivent plus attendre. Même si des mesures non coordonnées sont en place dans différentes organisations pour soutenir les employés en santé mentale, le leadership du gouvernement est essentiel pour soutenir la communauté policière afin de réduire le phénomène des post-traumas en ayant les soins et ressources appropriées pour nous soutenir, mais surtout pour sauver des vies![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]
Texte : Dominic Ricard, président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec
Source image : Adobe Stock
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